MADAME OLDIES // CIE

Ma Chair est tendre

October 15, 2018

MA CHAIR EST TENDRE

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Le jour de son anniversaire chacun réagit à sa façon, et comme il le peut. Célibataire sans enfant, chauve, à tendance boulimique, et souffrant d’un trouble de la personnalité multiple, lui, aujourd’hui il fête ses 40 ans, et s’est en s’enfermant dans son placard qu’il va tenter de fuir la réalité.

Ma Chair est tendre par l’humour et la nourriture, dresse un portrait d’une folie ordinaire, un solo pour un amoureux de la cuisine qui refuse de grandir, un clown sensible qui se barricade du monde extérieur pour mieux vivre dans son pays imaginaire.

Ma Chair est tendre tente de comprendre notre rapport aux autres, notre rapport à nous-mêmes, à notre corps, à nos pulsions, au temps qui passe, à la solitude, au manque d’amour, au vide et à la difficulté d’exister.

Enfermé sur lui même, il ne sort plus, n’ouvre plus sa porte. Il mange. Il mange parce qu’il est seul, il mange parce qu’il s’ennui, mais il mange aussi parce qu’il aime manger, et parce que manger le rend heureux. Il Mange de tout et tout le temps. Il aime tellement manger qu’il a trouvé refuge dans son placard, à l’intérieur duquel plus rien n’est réel. Mais un jour elle est là, elle arrive, et elle sonne à sa porte, elle c’est sa quarantaine. Le clown peut tout se permettre, plus il exagère et plus il est universel. Le clown fait rire, mais il fait aussi frissonner, il est un mélange d’enfance insouciante et de maturité tragique. Le portrait de cette crise de la quarantaine sera ici servi derrière le masque poudré d’un clown en pyjama qui refuse de vieillir et s’invente tout un univers où tout lui est encore possible. Le moindre accessoire de cuisine devient pour lui vecteur à inventer des histoires qu’ils racontent aux objets et aux aliments qui l’entourent, il revit ou réinvente sa vie, il transforme son quotidien en quelque chose de plus grand, de plus fou. Il s’amuse de ses chimères, et son imaginaire est bien plus doux, bien plus amusant à vivre que le monde qui grouille à l’extérieur. Alors pourquoi en sortir ? En jouant à « On dirait que » il devient prince, et son placard un royaume, sur lequel il règne, intransigeant mais toujours juste !

Un spectacle de et avec : Arnault Mougenot

Mise en scène : Hélène Tisserand

Scénographie : Laure Tuaillon // Lumières : Emmanuel Pestre // Environnement sonore : Gabriel Fabing // Mise en mouvement : Marcela San Pedro // Diffusion : Clélie Bagard

Création Juin 2019

 Soutiens à la résidence : Théâtre du Peuple / Le MEMÔ / Théâtre de verdure Vagney. Préachats : Théâtre de verdure Vagney / Festival Multiprises / Espace Georges Sadoul / Espace 110. Festivals de rues : Châlons dans la rue / Aurillac