MADAME OLDIES // CIE

Laide Madeleine

June 08, 2016
Skills : Court Métrage

 

LAIDE MADELEINE

(Court Métrage)

VISIBLE DANS LA RUBRIQUE VIDÉOS

Laide Madeleine c’est une immersion complète dans la peau et la vie d’actrices sur le tournage d’un film qui apparement n’a pas de sens et ne va nul part. Les actrices investissent les rôles, elles donnent sans compter à celle qui derrière la caméra dirige et donne des ordres : Madeleine, la laide, la réalisatrice.

« …C’est une chose que tous les metteurs en scènes et les actrices savent, il faut être amoureux de l’actrice, ou du moins pendant les heures de travail… » Bertrand Blier

  • Adaptation / Scénario / Réalisation : Arnault Mougenot
  • D’après un extrait de la pièce de : Claude Lienard
  • Avec par ordre d’apparition : Violette Chauveau, julia Vidit, Marie-Eve Perron, Valérie Dablemont, Laetitia Stemer.
  • Son : Jean-Mael Guyot / Laurent Gueuning
  • Lumière : Emmanuel Pestre
  • Costumes : Arnault Mougenot
  • Montage : Annabelle Basurko 
  • 1ers assistants : Morgane Barbry / Nicolas Galland
  • Coordination plateau : Camille Pénager

PRÉSENTATION

 J’ai découvert la pièce de Claude Lienard « Laide Madeleine » grâce à la demande qui m’a été faite par le Théâtre du Peuple de mener un atelier sur de la poésie auprès d’une classe d’enfants de dix ans. En lisant la première scène je me suis à mit rire à gorge déployée. Trois insectes perdus on ne sait où et terrifiés dont ne sait quoi. Ecrit avec un rythme soutenu, simple, efficace et terriblement drôle. Ce court passage m’a de suite donné envie de broder à partir de cette base. Avec les jeunes acteurs nous avons divisé cet extrait en trois scènes distinctes. Le rire était présent, les personnages bien vivants et très attachants. C’était sûr il fallait faire quelque chose avec cette « Laide Madeleine ». La suite s’est mise en marche encore une fois grâce au Théâtre du Peuple. Lors de la saison 2014 de celui-ci, dédiée aux auteurs québécois, j’y fais la rencontre d’une « meute » d’actrices passionnantes. Venant d’horizons et de pays différents, toutes remplies de cette folie douce et amère si propre aux grandes de leurs noms. L’occasion était trop belle, il fallait leur proposer, et retravailler le projet autour et pour elles.

NOTE D’INTENTION DU RÉALISATEUR

 Depuis ma plus tendre enfance je suis imprégné par le théâtre et ceux qui le font. Devenu adulte et mettant en scène mes premières pièces, ma fascination pour les actrices n’a jamais cessé de croitre. Qu’elles soient tragiques, grotesques, ou souvent bi-polaires, elles ont toujours une petite étincelle en elles qu’il est difficile de ne pas vouloir approcher. Une des clefs de voute de ce projet c’est donc les actrices. Les montrer en plein travail, explorer leurs doutes, leurs fragilités, leurs névroses et le faire sur leur terrain de jeu : Le Théâtre. Tourner dans un théâtre c’est pouvoir se permettre de jouer avec l’imaginaire, mais également de se débarrasser d’une recherche de sens ou de vérité. Il est bien sûr évident que toute cette histoire sera imprégnée d’humour et d’un large second degré.

Les actrices sont en plein jeu, elles sont les personnages de la fiction qui se tourne. Les scènes se succèdent sans se suivre. Des enchainements de gros plans sur leurs visages, comme dans un vaudeville, les répliques fusent, se chevauchent et font tourner la tête. C’est un univers grotesque qui se dessine, en passant par des atmosphères très changeantes. On pourra y retrouver des influences des films de John Waters, et passer chez Bergman sans transition. Les couleurs sont tranchées, les visages et les corps sont mis à mal par la lumière. C’est presque un spectacle de masques, et de marionnettes qui se tourne. Mais les masques vont se fissurer, le papier peint se décoller, les maquillages coulés, et les projecteurs s’éteindre. La fiction est rattrapée par la réalité, et les actrices regagnent leurs loges. Les scènes vont se ralentir, le cadre s’élargir, les caméras se retourner et notre oeil se concentrer sur celle qui dans l’ombre organise cette grande manipulation : « Madeleine, la Laide » la réalisatrice.